vendredi 7 novembre 2008

Archives blog commission éducation

Les étudiants maîtrisent mal le français

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Le linguiste Michel Mathieu-Colas exprime dans "Le Figaro" sa stupéfaction devant le faible niveau de français des étudiants à l'université.

Voici ce que certains étudiants ont répondu à des questions de vocabulaire :

Hexagone : triangle à plusieurs côtés

Hémicycle : vélo à une roue

Polygame : qui associe plusieurs jeux

Gérontologie : science des fossiles (confusion avec paléontologie)

Occulter : examiner

Concis : développé

Omnipotent : qui a tous ses membres

Ephémère : éternel, etc ...

Le niveau est tellement faible que beaucoup des discours des adultes sont complètement incompréhensibles pour les jeunes, ou pire, pris à contre sens.



Pierre-Emmanuel Bonhomme , le 14/03/2008 à 17:02 | Commentaires (0)

Des maths, du français, et du sport ...

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Xavier Darcos présente aujourd'hui mercredi 20 février à la presse ses "projets de nouveaux programmes" de l'enseignement primaire.

Ces textes mettent fortement l'accent sur les "apprentissages fondamentaux". "L'appropriation du langage" et "la découverte de l'écrit" sont les principaux objectifs de l'école maternelle, pour laquelle une "progression" détaillée des apprentissages est proposée pour la petite, la moyenne et la grande section. Par exemple, "comprendre le principe alphabétique" (une lettre transcrit un son) et "reconnaître la plupart des lettres" font explicitement partie des objectifs de fin de grande section.

L'organisation de l'enseignement en cycles est modifié : le cycle 1 inclut désormais les trois sections de la maternelle ; le cycle 2 ne comprend plus la grande section et se trouve donc limité au CP et au CE1 et le cycle 3 (CE2,CM1,CM2) est inchangé. Les principales évaluations, en CE1 et CM2, auront lieu en fin de cycle. Toutefois, pour le français et les mathématiques des progressions annuelles détaillées sont désormais proposées à l'école élémentaire du CP au CM2.

Les horaires de français sont renforcés : 8 heures en CP et CE1 (cycle 2) et 10 heures en CE2, CM1 et CM2 (cycle 3). De plus, cet horaire s'applique sur une semaine réduite à 24 heures (contre 26 jusqu'à présent) par la suppression du samedi.

Les programmes de français évacuent la question des méthodes d'apprentissage de la lecture au profit des "objectifs" précis énoncés dans les progressions annuelles, libre à chaque enseignant de les atteindre à sa façon. La fin de l'observation réfléchie de la langue (ORL), une des notions les plus violemment contestée des programmes de 2002, est consacrée par ces projets de programme qui, sans surprise, réhabilitent la traditionnelle "leçon de grammaire" et précisent pour chaque classe les notions à acquérir en s'efforçant d'éviter les excès de jargon.

La "récitation" est à nouveau affichée dès le programme de CP et CE1 qui ne retenait jusqu'à présent que la "poésie" et la "rédaction" est à nouveau à l'honneur au CE2, CM1 et CM2 (au lieu de "production d'écrits", notion plus vaste). Les progressions souhaitées en grammaire de classe en classe sont indiquées de manière particulièrement détaillée et la nécessité d'une "attention permanente portée à l'orthographe" est affirmée.

La pratique d'une langue vivante, sous la forme d'une "première sensibilisation" est prévue "dès le cours préparatoire". L'histoire des arts, chère à M. Darcos, est introduite.


Ces programmes font également une place à "l'instruction civique et morale"
Au cycle 2 (CP et CE1), les élèves "acquièrent une première compréhension des symboles de la République". Ils apprennent "notamment à reconnaître la Marseillaise et à se lever lorsqu'ils l'entendent". Ils "découvrent les principes de la morale", lesquels "peuvent être présentées sous forme de maximes illustrées".
Au cycle 3 "l'importance de la règle de droit" est développée, la francophonie et l'union européenne sont étudiées.

Les évaluations des acquis des élèves auront lieu en fin de cycle, en CE1 et en CM2.

Source : Le Monde



Darcos et Amara précisent le volet éducation du plan « Espoir banlieue »

Le ministre de l'éducation et la secrétaire d'Etat à la ville, ont annoncé jeudi des objectifs chiffrés pour le volet éducation du plan « Espoir banlieue » présenté vendredi dernier par Nicolas Sarkozy.

Les 35 écoles de la 2e chance, qui accueillent 4.000 jeunes aujourd'hui, en accompagneront 1.000 supplémentaires chaque année. Dix autres seront créées en 2008, puis vingt en 2009, avec au total 10.000 bénéficiaires dans deux ans.

Pour financer ce développement, le gouvernement va les autoriser à recevoir la taxe d'apprentissage. Un « fonds d'intervention spécifique » sera créé au sein du budget de l'éducation nationale pour financer, d'ici septembre 2008, 50 classes d'enseignement privé, « couplées chaque fois que possible » avec des places dans les internats d'excellence. Riches de 700 places aujourd'hui, ces internats en proposerons le double à la rentrée, 2.500 en trois ans, puis 4.000 en cinq ans. L'Etat participera à hauteur de près de 2.000 euros par place.

Pour « casser les ghettos scolaires », cinquante communes volontaires expérimenteront en outre le transport d'élèves de CM1 et CM2 dans d'autres écoles, hors des quartiers défavorisés, pratique connue sous le nom de « busing ». La destruction et la reconstruction d' « une vingtaine de collèges identifiés » comme dégradés seront intégrées dans le programme de rénovation urbaine de l'ANRU, à partir de 2009. Xavier Darcos a affirmé disposer d'une enveloppe « d'environ 200 millions d'euros » pour l'année scolaire 2008/2009.


Proposition de Pierre Monzat, membre de la commission

La formation au secourisme est obligatoire en LEP.
Ne serait-il pas souhaitable de l'étendre aux autres cycles en la complétant?

Je propose donc une formation aux premiers secours et à la sécurité répartie sur le collège et le lycée avec épreuves au brevet des collèges et au bac.


Propositions pour l'enseignement de Sylvain Cognet, vice président de la commission

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Réforme de la formation des enseignants :

Réformer la formation des enseignants en augmentant considérablement les notions de Pédagogie, de connaissance du public, de communication.

Perception des métiers :

Changer radicalement l'image, aujourd'hui dévalorisée, des métiers manuels et de l'artisanat et de l'apprentissage.

Carte scolaire :

Conditionner tout assouplissement de la carte scolaire à l'étude des risques de concentration d'une même classe sociale dans un même établissement et à la prévision des cas pour lesquels un établissement très sollicité devra refuser des élèves.


Rôle des collectivités

Accompagner les communes à s'investir dans la rédaction d'un “projet éducatif” imposé dans le Décret N°2002-885 du 3 mai 2002 relatif au projet éducatif mentionné à l'article L.227-4 du code de l'action sociale et des familles, et à réunir autour d'une table les différents acteurs de l'éducation afin de coordonner et de vérifier la cohérence des actions de tous.

Soutien aux familles :

Proposer un soutien et/ou une formation gratuit(e)(s) aux familles qui en ferait la demande sur les sujets d'autorité parentale et de communication avec leurs enfants.

Accompagnement scolaire :

Favoriser toute mesure d'accompagnement scolaire après l'école, mais avec des personnes non-enseignantes afin de proposer à l'enfant en difficulté une relation qui le sorte de la problématique « école » et afin d'éviter la lassitude de fin de journée des enseignants.



Pierre-Emmanuel Bonhomme , le 01/02/2008 à 21:36 | Commentaires (0)

Rapport de la commision Pochard

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Le rapport de la "Commission pour l'évolution du métier d'enseignant", présidée par le conseiller d'Etat Marcel Pochard, devrait être rendu public lundi 4 février. En voici quelques extraits.

Etablissements plus autonomes

La commission souhaite une "responsabilité" accrue de chaque établissement en matière pédagogique.

Rôle accru des chefs d'établissement

Ceux-ci auraient une "marge d'appréciation" dans la fixation des "modalités locales de travail".

Evaluation des établissements

"Plus libres", les établissements seront aussi "plus comptables de leurs résultats". Mais "c'est la performance de l'établissement qu'il faut évaluer", plutôt que celle de chaque enseignant. "Le temps n'est pas encore venu" d'une rémunération à la performance, qui serait "source d'interrogations sans fin".

Nouveaux modes de recrutement

La commission suggère de récréer des dispositifs de pré-recrutement (consistant à payer des étudiants se destinant à l'enseignement). Elle souhaite que les concours d'enseignement soient réformés et leurs épreuves "simplifiées".

Gérer autrement les carrières

Le rapport explore différentes pistes possibles de revalorisation salariale : du relèvement de l'indice de début de carrière à l'éventuel octroi de primes, mais toujours avec une contrepartie sous forme de temps de présence supplémentaire.

Source : Le Monde



Pierre-Emmanuel Bonhomme , le 01/02/2008 à 21:24 | Commentaires (0)

Propositions pour l'enseignement par Maryse Mercier, membre de la commission

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ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

Limiter les effectifs à 27 élèves par classe et pour cela revoir les ½ groupes et limiter le nombre des enseignements optionnels.

Mettre en place un « contrat » signé par les élèves de chaque classe, concernant la ponctualité, le travail, le respect des autres et de soi. En cas de rupture du contrat, des sanctions seraient prévues.

Préférer aux sanctions classiques (exclusions ...) des travaux de proximité (photocopies,nettoyages de salles, etc ...).

Rendre les règlements intérieurs des établissements simples et compréhensibles par tous.


Rappeler aux élèves que l'objectif essentiel de l'école pour tout individu est de lui apprendre à gagner sa vie. Cela passe par une amélioration de la politique de l'emploi des jeunes (de meilleurs salaires, et plus de souplesse)


Créer de nouvelles matières scolaires permettant d'inculquer aux élèves l'esprit de responsabilité et de citoyenneté : instruction civique, économie familiale, analyse de l'image / du discours des médias, écologie.

Créer plus de postes de "surveillants éducateurs" (1 pour 50 élèves)

Mettre en place un système de cartes à puce pour entrer et sortir des établissements.

Augmenter le nombre de « policiers de proximité » aux abords des écoles afin d'éviter le racket, la drogue…etc.

Encourager les activités périscolaires : voyages d'étude , visite à des ateliers d'artisan, des entreprises, théâtre, danse, musique, peinture.

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (De BAC à BAC+2)


Introduire un stage en entreprise dans le programme des DEUG.


N'admettre qu'un seul redoublement.


ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (Après le BAC+2)

Octroyer des bourses en fonction des résultats.

Octroyer des prêts à taux zéro pour les étudiants non boursiers.

FORMATION DES ENSEIGNANTS

Stages pendant les 2 premières années, après l'obtention du CAPES ou de l'agrégation . Plus de travail sur la communication, la voix, la dynamique de groupe, la connaissance de différents publics, l'acquisition de l'autorité.

Résumé : PE Bonhomme



Pierre-Emmanuel Bonhomme , le 01/02/2008 à 19:59 | Commentaires (0)

Propositions de la commission Attali concernant l'éducation et la recherche

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Vous retrouverez certaines de ces mesures dans les propositions des membres de la commission. La prochaine fois, on les fera breveter ...

MATERNELLE

Améliorer la formation des éducateurs et éducatrices de crèche et des assistantes maternelles, revaloriser leur diplôme et en augmenter le nombre.

PRIMAIRE ET SECONDAIRE

Prendre les moyens pour éviter les redoublements dans l'enseignement primaire.
Accorder plus d'autonomie aux établissements primaires et secondaires.
Évaluer les professeurs sur leur capacité à faire progresser tous les élèves.
Permettre aux parents de choisir librement le lieu de scolarisation de leurs enfants.
Refonder l'information sur l'orientation sur les carrières et prendre davantage en compte les aptitudes non académiques.
Développer les stages en entreprises.
Lancer des concours d'innovation.
Mettre en place au collège un service civique hebdomadaire.

UNIVERSITES

Donner progressivement aux étudiants de licence à l'université un encadrement équivalent à celui des élèves de classes préparatoires aux grandes écoles.
Généraliser l'année de stage validée au cours du cursus universitaire de master.
Renforcer les formations en alternance.
Favoriser le retour à l'université après et pendant une expérience professionnelle.
Mieux organiser avec les entreprises de la région des bourses d'emploi et de stages.
Inciter les universités à organiser des cours du soir et permettre un assouplissement des règles d'étalement des études sur une plus longue période.
Donner aux étudiants salariés un crédit d'European Credit Transfer System pour l'obtention de la licence, qui serait d'autant plus élevé que l'emploi est lié au cursus.
Exclure, dans la limite d'un plafond à définir, les revenus tirés d'un emploi étudiant du calcul du plafond d'éligibilité pour les bourses de l'enseignement supérieur et les allocations logement.
Renforcer l'autonomie des universités.
Renforcer l'évaluation de la performance de chaque établissement d'enseignement supérieur.
Augmenter les moyens financiers alloués à l'enseignement supérieur, afin d'accompagner les décisions précédentes.
Développer les financements privés.
Institutionnaliser des « Universités des métiers ».
Proposer, lors de la présidence française de l'Union européenne, de mettre en place un classement annuel des universités européennes.
Développer les cursus en langues étrangères.
Améliorer l'accueil des étudiants, des enseignants et des chercheurs étrangers, et revoir la politique de visas les concernant.
Ouvrir d'avantage l'enseignement supérieur sur le monde.

RECHERCHE

Financer d'avantage la recherche publique sur projet et à la performance.
Clarifier les missions respectives du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l'Agence nationale de la recherche (ANR).
Renforcer les principaux organismes de recherche pluridisciplinaires (Commissariat à l'énergie atomique) et spécialisés (Institut national de la recherche agronomique, Institut national de la santé et de la recherche médicale, Institut national d'études démographiques)
disposant de grands équipements.
Réformer le statut d'enseignant-chercheur.
Aider la recherche publique à davantage valoriser et appliquer ses découvertes.
Développer la recherche privée.



Pierre-Emmanuel Bonhomme , le 22/01/2008 à 13:06 | Commentaires (2)

Idées de réforme destinées à la commission

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Par PE Bonhomme, membre de la commission, bénévole pour des mouvements de jeunesse.

Note : ce ne sont que des propositions faites à titre personnel, qui n'engagent pas la commission. Ces propositions sont classées par thèmes.

CHEFS D'ETABLISSEMENT

Plus d'autonomie pour les chefs d'établissement qui doivent pouvoir décider des horaires, de la pédagogie , de la durée des cours ainsi que, dans une certaine mesure, du temps dévolu à chaque matière. En contrepartie, ils doivent répondre des résultats de leurs élèves aux examens et aux tests nationaux.


ELEVES


Plus de salles d'études et de bibliothèques d'établissement, afin que les élèves qui le souhaitent puissent faire leurs devoirs à l'école. On pourrait également demander aux bibliothèques municipales de fermer à 22 heures, comme c'est le cas aux Etats Unis.


Tests d'évaluation de niveau dans les matières principales au début et à la fin de l'année (tests identiques pour tous les établissements). Ces tests permettraient d'évaluer les élèves, les professeurs et les établissements sur des critères parfaitement objectifs.



ENSEIGNANTS

Il faudrait que soient récompensés les professeurs ayant le mieux réussi à faire progresser leurs élèves dans les savoirs fondamentaux. Des tests d'évaluation au début et à la fin de l'année de tous les élèves dans les matières principales seraient un bon outil pour cela. Les meilleurs professeurs pourraient devenir formateurs de profs.

ETABLISSEMENTS

Les résultats globaux par établissement des élèves aux tests d'évaluation (voir plus haut) seraient rendus publics.

Des concours inter établissements (moins élitistes que les concours généraux) seraient organisés afin que les meilleurs élèves puissent s'y distinguer. Cela permettrait également à des établissements peu connus de se faire une réputation (il n'y a pas que Henri IV et Louis Le Grand en France ...), et aux jeunes de se distinguer autrement que dans des télé crochets.

PARENTS

Les parents doivent pouvoir choisir l'établissement qu'ils jugent le meilleur pour leurs enfants.

VACANCES

Des vacances de Noël,de février et de Pâques d'une semaine et non de 2 permettraient de rallonger l'année scolaire. Ainsi, les rythmes seraient moins soutenus et les élèves en difficulté pourraient trouver le temps de se rattraper et éviter le redoublement. Les vacances de la Toussaint seraient remplacées par un simple "pont".

WEEK END

Fermeture des établissements le samedi.



Pierre-Emmanuel Bonhomme , le 15/01/2008 à 12:56 | Commentaires (0)

L'ECOLE MATERNELLE EN CRISE

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D'après le Haut Conseil de l'éducation, environ 15 % des élèves n'auraient pas les acquis nécessaires pour bien apprendre à lire à leur entrée au CP.


Organisée en trois, voire quatre ans, l'école maternelle ne marque pas de progressions claires dans ses apprentissages. "Pour schématiser, les deux premières années, on fait la classe au fil de l'eau, avec des activités qui n'ont pas de réels liens entre elles et sans objectifs clairement définis. En grande section, soit on continue sur ce modèle, soit on met les bouchées doubles", considère Alain bentolina, linguiste.

Ainsi, la grande section de maternelle s'est transformée, dans certains cas, en une sorte de pré-CP. Il n'est plus rare aujourd'hui qu'une partie des élèves sachent quasiment lire à la fin de la grande section. La pression des parents, inquiets des performances de leurs enfants, n'a fait qu'amplifier le phénomène.

"Rien ne justifie qu'on fasse trop tôt et mal des apprentissages qui ne relèvent pas des écoles maternelles", notait Viviane Bouysse, inspectrice générale de l'éducation nationale.

Or la grande affaire de l'école maternelle, c'est avant tout la maîtrise du langage oral, préalable indispensable à un apprentissage correct de la lecture. "Un gamin qui arrive au CP avec un vocabulaire pauvre, une maîtrise déficitaire du langage au plan syntaxique et sans discriminer correctement les sons aura très peu de chances d'apprendre à lire quelle que soit la méthode de lecture", considère Alain Bentolila.

Tout cela suppose une formation spécifique des enseignants à la maternelle, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. "Ni le bon sens ni l'amour des enfants ne suffisent à mettre le langage au coeur des apprentissages. Vous devez vous appuyer sur des théories", a expliqué Mireille Brigaudiot, linguiste, devant un parterre d'enseignants.

Ainsi, soucieux de faire parler les enfants, des enseignants leur posent des questions sans s'assurer systématiquement que ceux-ci disposent des connaissances pour répondre. "Dans ce cas, seuls les élèves les plus performants vont répondre et c'est comme ça que, sans le vouloir, on creuse les écarts entre les élèves, ajoute Mme Brigaudiot. Il faut parler aux enfants des expériences partagées ensemble, des livres lus ensemble ou de choses dont on sait qu'elles les intéressent."

Les spécificités de l'école maternelle sont peu enseignées dans les IUFM.


Il faut réagir et :

- Définir des programmes clairs, une vraie progression des apprentissages de la petite à la grande section

- Revoir la formation des enseignants en école maternelle, quasiment inexistante pour l'instant, aussi bien au niveau de la théorie que des stages.


Source : Le Monde 06.12.07



Les grands aussi !

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Plus de cours le samedi pour les collégiens dès la rentrée prochaine ! Ces cours seront reportés sur le mercredi.

Cette mesure, déjà annoncée pour les écoliers, a la faveur de plus de 70 % des parents d'élèves.

Et les élèves, qu'en pensent-ils ?


Plus d'école le samedi !

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A partir de la rentrée 2008, les écoliers du primaire n'iront plus à l'école le samedi.

Ceci est la première pierre d'un grand plan de réforme de l'enseignement primaire.

A suivre, donc ...



Pierre-Emmanuel Bonhomme, le 28/09/2007 à 13:35 | Commentaires (0)

Rentrée des classes !

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De nombreuses réformes sont prévues pour cette année :

- Etudes après l'école pour les établissements en ZEP (dès la Toussaint)

- Une heure de sport en plus en école primaire

- Une nouvelle matière pour les collèges : " Histoire des arts"

- Un nouveau statut pour les chefs d'établissement d'écoles primaires.

Le succès de l'assouplissement de la carte scolaire a par ailleurs été confirmé : 13 500 demandes supplémentaires de dérogation ont été déposées par les familles. Quelque 77 % ont été satisfaites pour l'entrée en sixième et 67 % pour la seconde.



Pierre-Emmanuel Bonhomme, le 30/08/2007 à 13:20 | Commentaires (0)

Lecture : alerte rouge

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Selon, le haut conseil de l'éducation, 40 % des élèves de 6e ne savent pas lire correctement.

25 % lisent trop lentement ou bien comprennent très mal ce qu'ils lisent faute de références culturelles suffisantes.

15 autres pour cent arrivent à déchiffrer certains mots mais ne comprennent en rien le sens des phrases qu'ils lisent.


A 17 ans, cette inaptitude à lire concerne encore 20 % des individus, selon les responsables de la journée d'appel à la défense.



Pierre-Emmanuel Bonhomme, le 26/08/2007 à 14:01 | Commentaires (0)

Après les cours ... l'étude !

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Les collégiens de certains établissements pourront désormais rester en classe jusqu'à 18 heures pour faire leurs devoirs. Ces "études" seront encadrées par des professeurs volontaires, payés en heures supplémentaires exonérées d'impôts.



Pierre-Emmanuel Bonhomme, le 28/06/2007 à 08:23 | Commentaires (0)

Réduction du temps de travail ... des écoliers

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Le président de la république estime, sur RTL, que les petits français passent trop de temps à l'école, et que ce n'est pas un gage de réussite. Leurs journées sont trop longues et les programmes trop chargés.

Les syndicats le soupçonnent de vouloir simplement supprimer des postes et faire des économies.

Pour l'OCDE, l'enseignement en France est plus cher qu'ailleurs et pas plus efficace. Il y a trop de redoublements.



Pierre-Emmanuel Bonhomme, le 13/06/2007 à 09:33 | Commentaires (0)

Le décret De Robien aboli

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé l'abrogation du décret De Robien .

Ce texte mettait un terme à certaines décharges horaires des enseignants et instaurait la possibilité pour un prof. du secondaire d'enseigner deux matières (bivalence).



Pierre-Emmanuel Bonhomme, le 11/06/2007 à 12:37 | Commentaires (0)

Votre avis à propos de la carte scolaire nous intéresse !

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La réforme de la carte scolaire suscite beaucoup de débats!

N'hésitez pas à donner votre avis à ce sujet en cliquant sur le mot "commentaires()" en bas de cet article.







Vous trouverez à l'adresse ci-dessous des explications sur le système actuel :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_scolaire





Pierre-Emmanuel Bonhomme, le 29/05/2007 à 12:35 | Commentaires (7)

Loi sur l'autonomie des universités dès juillet

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Mercredi, le Premier ministre François Fillon a annoncé que la loi sur l'autonomie des universités serait votée en juillet.

M. Fillon a affirmé sur Europe-1 qu'il n'était pas question de mettre en place une sélection à l'entrée des universités ou d'augmenter les frais d'inscription.

Etes vous, vous même favorable à la sélection ou à l'augmentation des frais d'inscription ?

Commentaires bienvenus.



Pierre-Emmanuel Bonhomme, le 25/05/2007 à 16:36 | Commentaires (1)

Des solutions pour l'école

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Philippe Leroy propose à la commission quelques idées d'actions possibles concernant les collèges et lycées :


Inventaire des établissements recensant le nombre de dérogations à la carte scolaire.
Les outils permettant ce genre de travail existent déjà mais sont mal utilisés.


Création de réseaux ou communautés d'établissements solidaires avec mutualisation des moyens matériels et humains et interventions croisées des professeurs .

Mise en place, avec l'appui des collectivités locales d'un réseau de transports afin de déplacer les populations scolaires vers des établissements distants (ceci afin de favoriser la mixité sociale).

Donner plus d'avantages aux professeurs allant enseigner dans les établissements difficiles (salaires, carrière), comme on le fait pour les enseignants des classes préparatoires des grands lycées parisiens.

Rapprochement des « unités passerelles » du réseau des organismes de formation continue existant, AFPA, GRETA, CNAM etc…

Création d'une structure s'occupant de « la formation continue tout au long de la vie » intégrée à l'Education nationale.

« Cours jumelés » par webcam entre groupes d'élèves de différents pays de la communauté européenne. Une demi-heure dans une langue et l'autre demi-heure dans l'autre langue. L'heure est consacrée à l'étude d'un texte donné ou d'un thème que les professeurs des deux pays auront préparé en amont.

Il faut une salle multimédia équipée de liaisons à très haut débit avec des utilisateurs en réseau qui communiquent de poste à poste ainsi qu'un réglage du son efficace avec des casques pour les élèves ne se gênent pas entre eux.


Philippe Leroy (Professeur certifié d'Anglais)
Secrétaire général de la commission



Auteur : Philippe leroy Résumé : P. Bonhomme, le 23/05/2007 à 12:25 | Commentaires (0)